Les fourmis noires et les pucerons, une véritable problématique pour les jardiniers


J’aime les fourmis, mais, si je les trouve sur mon rosier que je traite amoureusement et avec un soin minutieux, elles deviennent mes ennemies numéro un. Elles asphyxient  le cœur de la rose comme vous allez constater sur la vidéo.

Utilité des fourmis


Les fourmis dévorent de nombreuses larves, vers, araignées, mouches, cloportes et cadavres d’insectes, et autres parasites présents dans le sol.Par leurs galeries, elles aèrent le sol et produisent de l'humus. Elles chassent d'autres ravageurs comme les larves de tipules, d'Otiorhynques,de hannetons qui attaquent le réseau racinaire des plantes.

Photo: Abdusneztwerk
  
Elles disséminent aussi les graines, enrichissent la terre par leur travail de recyclage des déchets végétaux et animaliers. Elles sont aussi une source de nourriture pour d’autres insectes et pour des oiseaux.A savoir également, que ces petits insectes sociaux ne consomment en effet ni les feuilles, ni les racines, ni la sève des plantes.

Le vrai perturbateur: le puceron



Les pucerons sont des insectes homoptères vivant sur les plantes, et forment le groupe des aphidiens.Attirés par la lumière ultra-violette du ciel, les pucerons ailés s'envolent. Mais, ils changent brusquement leur direction vers la couleur verte du feuillage. Ils se posent alors sur les feuilles de la plante surtout quand ils trouvent des aliments sucrés. Une fois bien installés, leurs muscles alaires, deviennent par la suite inaptes, et se détruisent naturellement. Cette dégradation implique alors leur reproduction massive.
En général, on constate alors que les individus ailés sont responsables immédiats de l’infestation initiale d’une culture.

Les ennemis naturels des pucerons, appelés  « auxiliaires » du jardinier, sont effectivement nombreux. Mais, arrivent tardivement (après le mois de mai) à maîtriser leur rôle de défense. Ces auxiliaires sont essentiellement des prédateurs à savoir, les coccinelles (adultes et larves), les syrphes (larves) et les chrysopes (larves).Quant aux auxiliaires parasites, ils sont surtout des petites guêpes qui pondent leurs œufs dans le corps même des pucerons. Sans oublier bien-entendu, les oiseaux, en l’occurrence, les mésanges, qui sont des prédateurs efficaces des pucerons. 

Ce lien qu'on appelle "Mutualisme"

  
Le problème c’est qu’il y a un lien amical étroit entre la fourmi et les pucerons.

La fourmi élève ces pucerons en troupeaux sur les rosiers. Comme on a vu plus haut, ces pucerons piqueurs-suceurs, qui se nourrissent de la sève des plantes sur les parties éclairées du végétal (Chlorophylle). Le suc qu’ils produisent, qui est une substance nourricière  (excrétion sucrée) appelée « miellat », sera collecté ensuite par les fourmis qui le rapportent à la colonie comme nourriture. L’appareil digestif des pucerons est conçu pour filtrer la sève absorbée et rejeter aussitôt le liquide appauvri.

Paradoxalement, s’il n’y avait plus de fourmis, ce miellat des pucerons, tomberait sur les feuilles et les branches, ce qui profiterait  au développement des champignons microscopiques engendrant ainsi une maladie cryptogamique (Fumagine) qui provoquera une asphyxie des feuilles, puis la mort pure et simple de la plante.

Ainsi, les fourmis protègent leurs amis, les pucerons, de leurs prédateurs naturels (Coccinelles,  larves de Chrysope..) et des autres ravageurs potentiels des plantes ornementales  (Chenilles, Cochenilles, etc..). Elles leur assurent ainsi la sécurité tout en veillant à la reproduction du miellat.

Que peut-on faire alors? 


Après avoir repéré les  amis des ennemis, nous pouvons alors entamer  maintenant les mesures nécessaires contre les pucerons tout d’abord.
Mais, avant de réagir, il nous faut envisager des solutions adéquates sans mettre en danger notre l’environnement ni même créer un  déséquilibre de l’écosystème.
A cette fin, on peut utiliser en prévention des extraits végétaux afin de stimuler les défenses naturelles de nos rosiers plutôt que de répandre des produits chimiques qui vont les affaiblir, voire même, polluer le sol, l’air et l’eau.



On conclut alors que les fourmis ne sont pas directement un problème pour les plantes. Ce qu’elles veulent en réalité, c’est le miellat des pucerons. De plus, les fourmis, comme on l’a vu précédemment, ont des   rôles bien précis dans le biotope et ne doivent en aucun cas être éliminé totalement, sous peine de voir son jardin ravagé par d’autres nuisibles, autrement plus voraces que ces petites ouvrières.

Alors traitons avec prudence nos amies les fourmis pour  l’équilibre naturel de notre jardin et attaquons-nous aux véritables perturbateurs, les pucerons !   

Publié par Abdelkader OULAD ELHAJ  le 19/12/2019

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